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G-Star Crew

München Spirit
July 16

Flat Hunting / Quand Dam’s accueille

Mon futur se poursuivant au milieu des montagnes, à Grenoble, il me faut bien chercher un appartement en territoire hostile ; quoique pas si hostile que ça. Sur place, il y a quand même Damien !!!

 

Je ne vous conterai pas ma recherche d’appartement, brève et fructueuse, je vous communiquerai plus tard l’adresse où je vous accueillerai les bras ouverts tant que vous venez les bras chargés. Mais il y a une place pour tout le monde !

 

Trop fatigué pour faire l’aller-retour dans la journée, Dam’s m’accueille donc gracieusement au sein de sa coloc. Une de ses coloc est même bretonne, quelques gramme d’iode dans ce monde de montagne…

 

Trop fatigué, mais pas assez pour ne pas fêter mon futur emménagement grenoblois… Nous allons donc « bien nous faire caler le bide », comme le dit Damien, à un restaurant qui s’appelle « la Panse ». Tout un programme. Damien choisi le boudin noir, moi l’andouillette (comment ça le régime ???), et le serveur, devant notre hésitation entre la marquise au chocolat et le bavarois se contente… de nous apporter les deux !!! 23€ le vin compris, pour entrée plat dessert double, c’est quand même pas cher, surtout que le service est au niveau de la bouffe. Une adresse à retenir pour ceux qui feraient un détour en terre iséroise.

 

Ensuite la soirée continue dans un pub, où je déguste une pinte de Kilkenny tout en déblatérant à tort et à travers (oui comme d’habitude). Ca fait quand même bien plaisir de voir Damien. Après une course poursuite avec le tram nous rentrons finalement, boire une bière ou deux dans la cuisine en attendant que le salon se libère et que je puisse dormir. Au moment d’aller nous coucher, une des coloc de Damien décide de me raconter sa vie difficile de « fille qui bosse pas et qui ne sait pas ce qu’elle va faire, tu vois, parce que c’est trop dur la vie, quand même, et blablabla ». Le tout en triturant maladivement mes lunettes. « Possessive et égocentrique » dirait mon psy… (Dédicace à Phinou la grande clinicienne de la psychologie de la vie de la mort qui déchire)

 

Enfin, c’est le dodo, après une journée de marche et de visite, conclu en beauté, il faut bien le dire.

 

Merci Damien de m’avoir permis de squatter.

July 14

School’s over / weekend chez Christophe

Vendredi, soutenance passée, ma scolarité s’achevait donc définitivement (ou presque). Les vacances (déjà entamées) pouvaient réellement commencer ! Quoi de mieux qu’un petit weekend en Ardèche, gracieusement hébergés par Chris, pour commencer fêter notre nouveau statut d’ingénieur ?

 

Le trajet de l’aller est un calvaire, puisque nous sommes englués dans les bouchons. Mais après de trop longues heures dans la voiture, et un énervement plus que notable de ma part, nous arrivons au but, Chris, Seb, Etienne et moi. Quatre potes de Chris, membres du « Croix-Rousse Crew » : Laetitia, Régis, Adrien et Pauline. Apéro et plat de pâtes à 5h du mat’ (merci Seb), le weekend commence bien. J’ai déjà oublié les bouchons.

 

Le lendemain, les participants se réveillent petit à petit, nous profitons de la piscine avant que l’orage ne nous poussent à rentrer. Nous nous consolons autour d’une partie de cartes. La motivation pour les courses est tardive mais le frigo fini par se remplir. Le déjeuner est pris à 19h, premier repas depuis le croissant du matin (12h30). Et oui en vacances, on n’a pas d’horaires !

 

Encore quatre participants arrivent en début de soirée : Calliste, Angélique, Perrine et Marc. Nous sommes enfin au complet (12), pour un barbeuc, et un apéro bien mérité. Seb s’occupe du Ricard, des olives et des glaçons, Régis gère le feu et la soirée passe tranquillement. Après un jeu du paquet, un biskit de folie descend les participants les uns après les autres (Laetitia triple merlu, Seb double gros poulet… du jamais vu…). Nous nous couchons bien tard, et chacun s’endort aussitôt.

 

Dimanche, crêpes au petit dej’ et piscine. Adrien, malade, reste couché. Pour le reste il y a les quelques photos. Le soleil tape dur, avant un nouvel orage en toute fin d’aprem. Laetitia, Adrien, Etienne et moi quittons l’Ardèche en début de soirée, laissant les autres finir ce weekend en beauté !

 

Merci Chris pour l’accueil toujours super, merci au CRC (Croix Rousse Crew) pour l’ambiance !

July 11

Piano

J’écoute en boucle ces quelques secondes de piano, jouées par ton amie au nom de fruit. Etrange habitude que d’écouter 53 secondes de piano en boucle. Etrange pour quelqu’un qui n’a jamais vraiment aimé le piano, qui n’en a jamais joué, tout juste s’il en a touché un dans sa vie. Moi, il, lui, quelqu’un d’autre, peu importe. Je ne sais même pas quel morceau elle peut bien jouer, mon inculture musicale poussée à l’impossible m’empêche toute familiarité excessive avec ce morceau, impossible à fredonner, impossible à nommer. Impossible à saisir.

 

Peut-être est-ce plus la pianiste, ton amie, que j’essaie de saisir. De percevoir, d’imaginer. De quelle sensibilité faut-il disposer pour faire courir à cette vitesse ses doigts sur un piano ? Mes mains à moi ne courent pas, elles écrivent et quand il s’agit de courir je prends mes jambes à mon cou. C’est bien plus commun, bien plus pratique. J’imagine donc cette pianiste dont tu m’as parlé parfois, pas assez pour la connaître, trop peu pour la rencontrer mais suffisamment pour créer le mystère. Non je ne veux pas la voir, je cristallise une image et c’est mieux comme ça. Je ne te ferai pas mon beau discours sur Stendhal, les mines de sels et le diamant ; j’exècre Stendhal mais il est bien pratique, parfois. Non j’ai plus envie de parler de cette image que de la réalité. Je fuis la réalité des gens, parce qu’elle est triste dans le meilleur des cas, pathétique le plus souvent. La déception est bien plus forte que l’imagination, elle abat froidement espoirs et image, aussi froidement que mon meilleur pote abat sa main au poker. Aucune chance.

 

Finalement cette image est floue. Plus exactement elle est comme à contre-jour, si bien que je ne vois pas le visage de ton amie, je distingue simplement une silhouette. Et des mains. Elles, je les vois clairement, ces mains graciles et rapides, ces mains virtuoses, ces mains me fascinent. Elles semblent agir indépendamment du corps, c’est tout juste si elles entraînent les bras et un léger mouvement de tête. Elles semblent mener, mener le corps, mener mes pensées, mener cette si courte mélodie. Car irrémédiablement les mains s’arrêtent, car le morceau que tu m’as envoyé est court, fini aussi abruptement qu’une falaise dont on se jette. J’aurais aimé en avoir plus, en entendre plus parce qu’il y a peut être plus à en dire, parce que magiquement en écoutant ces 53 secondes mes mains se mettent à courir sur le clavier. Un clavier un peu différent je te l’accorde, je ne joue aucune partition, j’écris ce que les mains me dictent. Les mains dans ma tête dictent à mes mains ce que… Je sais c’est idiot. Sait-elle seulement que tu fais écouter des secondes d’elle à tes amis ? Sait-elle que je l’écoute en ce moment, que j’écoute ses mains ? Lui as-tu parlé de moi ? Lui as-tu fait lire quelques lignes d’un de mes textes, quelques lignes trop courtes pour qu’elle en puisse trop apprendre sur moi ? Quelques lignes qui résonneraient dans sa tête comme une mélodie ?

 

Je pense à ses mains quand j’écris ? A quoi pense-t-elle quand elle joue ? Bien sûr elle ne pense à rien. Quand elle joue, elle oublie.

July 09

Ecrire, vivre, mourir

J'essaie de rédiger un texte. Mais il ne s'agit pas d'écriture. J'écris deux mots, je rature. Je pars dans une mauvaise direction. Les obsèques, l'église. Prendre la parole dans ce fatras. Parler devant un micro, face à des visages connus, face à tous ceux qu'on aime. J'ai cette responsabilité. Ne pas dire quelque chose de convenu, de bancal, de déplacé. Être à la hauteur de notre histoire d'amour, à la hauteur de la douleur.

Pourtant j’avais l’habitude d’écrire, pas comme un écrivain de best seller, non, c’est évident ; mais mon travail au ministère consistait à écrire et réécrire les déclarations du ministre, les réponses aux lettres ouvertes qui lui étaient adressées, aux questions au gouvernement auxquelles il faisait face à l’assemblée. Il discutait parfois certaines de mes phrases, mais la plupart du temps, une simple relecture de sa part lui confirmait sa confiance en moi. L’écriture n’était pas un problème, j’en étais devenu une sorte de professionnel, froid et calculateur, ne laissant passer aucun mot, aucun contresens, aucune allusion.

 

Pourtant cette fois cette fois-ci c’était différent, il ne s’agissait plus d’écrire les mots d’un autres. Il ne s’agissait plus d’écouter le discours relayé par toutes les chaînes d’informations, tranquillement assis dans un des salons du ministère, en contemplant son propre travail d’un air de fierté mal placé. Cette fois je devrais parler, devant une assemblée de gens tristes, abattus, dans le cadre religieux d’une petite église de province. C’était solennel, il me fallait être humble. Il me fallait regarder les gens droit dans les yeux, des yeux emplis de larmes, et leur dire pourquoi j’aimais Sophie, pourquoi eux l’aimaient aussi.

 

Je n’avais pas compris leur choix. Pourquoi moi ? Pourquoi pas son frère ? Bien sûr tout le monde savait le lien qui m’unissait à Sophie, mais rien n’avait jamais été officialisé, et je n’avais vu sa famille qu’une fois ou deux. Peut être était-ce un geste de leur part pour officialiser trop tard une liaison que Sophie aurait voulu publique. Je ne leur en voulais pas, de cette acceptation tardive. Je m’étais attaché à eux au travers des portraits que Sophie m’avait dépeint. Ils étaient francs et sincères, parfois un peu bruts, mais rien n’empêchait de les aimer. Leur geste, laisser le scribouillard du ministère prononcer l’oraison funèbre, montrait toute leur bonté d’âme.

 

Malheureusement ces pensées ne m’aidaient point à écrire. J’étais toujours là, mon stylo plume fétiche en main, devant cette page blanche. Lorsqu’il s’agissait d’un texte particulièrement important, je délaissais mon clavier pour l’écriture manuscrite, le contact de la plume sur le papier immaculé, les ratures, le doux flot de l’encre. Rien n’était doux en ces temps là. Le chagrin n’arrivait pas à m’arracher la moindre larme, comme si j’avais su que cette histoire avec Sophie ne menait nulle part, comme si cette fin tragique était inéluctable.

 

Quelques heures plus tard je me réveillais comme d’un rêve. Un rapide coup d’œil à ma montre m’indiqua qu’il ne restait qu’une heure avant la cérémonie. J’étais déjà vêtu de mon costume le plus sombre, un stylo à la main. La feuille devant moi était parsemé de petites lignes de cette écriture fine que je reconnu immédiatement comme étant la mienne. Avais-je écris cela dans un état de transe plus ou moins inconscient ? Je ne savais pas, mais à la relecture du texte, j’étais certain que ce texte avait la bonne tonalité, qu’il résonnerait juste dans la petite église. Je me levais en prenant mes clés de voiture, et j’essuyais une larme sur ma joue, enfin.

July 02

Le Rock dans tous ses états

J’étais rentré au pays. Le train habituel m’avait doucement reconduit à Evreux, m’arrachant à la chaude torpeur lyonnaise. J’avais besoin d’un événement fondateur pour débuter mes vacances. Quoi de mieux qu’un petit tour au festival rock d’Evreux, pour sa 25e édition. Et oui déjà 25 ans pour ce petit festival qui monte.

 

Un détour chez les parents d’Aline pour récupérer ma place, puis je repars aussi vite pour chercher Christelle à la gare. Après un petit verre en terrasse, la remise officielle du maillot de M.J. (his Airness !!!!, Merci Christelle), nous nous dirigeons vers le site du festival. Aline et Coralie ne nous rejoindrons que plus tard, fatigué par la journée festivalière de la vieille. Moi je veux absolument voir la Maison Tellier qui entame cette journée. Et je ne serais pas déçu !

 

Le soleil joue au chat et à la souris avec les nuages mais fini par s’imposer. Je commence à rougir et Christelle dégaine la crème solaire. Après les locaux de la Maison Tellier, nous suivons avec intérêt la performance de Wendy Mc Neil, une chanteuse canadienne à la voix envoûtante, puis Get Well Soon, un groupe allemand aux sonorités proches de Radiohead et de Muse. C’est l’heure du kebab de 4h. Puis, rassasié, c’est le moment de se défouler sur Hush Puppies, un groupe qui envoie du lourd, dans le genre rock’n’roll garage sauce britannique (même s’ils sont de Perpignan).

 

Après avoir retrouvé Mathieu, un pote de lycée, Aline et Coralie nous rejoignent et nous nous approchons pour le concert de Camille, improbable dans son rideau orange et dans ses chansons peu musicale. Elle fait le show sur scène, mais la musique ne me plaît pas. Christelle et moi quittons les autres momentanément pour être aux premières loges sur l’autre scène, car les Belges de Girls in Hawaï ne vont pas tarder à commencer leur concert. Un seul mot : ENORME. Ca nous change quand même de Camille.

 

Nous enchaînons avec The Dø, un peu décevant sur leur début, ils se rattrapent bien sur la fin de leur prestation, et après une petite tartiflette, nous finissons par retrouver les autres, pour le concert de Gossip, un peu gâché par un excès de slammeurs.

 

La soirée s’achève sur I’m from Barcelona, un groupe de 25 musiciens. Mais plutôt que de tout vous décrire, allez donc voir les quelques photos !

June 21

L'empire contre-attaque (quand Seb prend les choses en main)

 L’après-midi avait été longue. C’est souvent le cas des vendredi après-midi. Il y avait eu une avalanche de mails pour savoir ce que nous allions faire le soir, où nous allions aller. Les modalités semblaient difficiles à établir. Il y avait beaucoup de monde à satisfaire. Nous enregistrerions le soir venu le renfort de quelques clubbeuses bien connues.

 

Nous nous retrouvons tous au parc de la tête d’or, pour un petit pique-nique très sympathique. Après une petit coinche vite expédiée, Mazzo n’étant pas très à son jeu, nous commençons à grignoter et nous récupérons celles qui viennent nous rendre visite. Je suis très content de revoir Marion et nous nous remémorons avec Pierre et Seb, des souvenirs d’Allemagne, cet inoubliable voyage à Prague, et toutes les choses qui faisaient notre quotidien sur place. Le pique-nique se transforme bien vite en apéro, David étant bien chaud, lui qui est venu d’Angleterre pour profiter d’un gros apéro. Extrait (en V.O.)

 

« _ AnSo told me that you are a good client ! (sous entendu, pour l’apéro)

   _ A good client ? Man ! I’m the fucking manager, I’m gonna buy the all business and take to a brand new direction ! »

 

On l’aura compris, David, tout anglais qu’il est, est chaud pour s’en mettre une grosse. Et ça n’est pas vraiment étonnant. La police municipale passe tous gyrophares dehors, parce que le parc va fermer. Le temps passe vite, déjà 22h et des brouette. Direction chez Seb, je passe chez moi me changer. Une fois chez Seb, je me rends vraiment compte à quel point nous sommes nombreux… Comme dirait notre hôte du jour « Putain, c’est un taille d’apéro !!! Y a à bloc de gens dans le salon ! »

 

Et c’est vrai que de mémoire, nous n’avions pas connu une telle ambiance depuis quelques temps. Entre deux vers de Gin, je discute avec Céline, avec Steph’, avec Pierre. Et puis vient l’heure tant attendue, l’heure de la tequila…

 

Et là, ça fait très mal. Une fois la bouteille expédiée, Seb fait service de sécurité pour faire sortir tout le monde. Nous sommes lâchés en liberté. Je sais, dit comme ça, ça fait peur. Nous arrivons en rang dispersé au Barberousse, parce que clairement, à chaque fois que nous sommes arrivés à 10 devant, le mec nous a fait « on ne prend pas les groupes… ». Nous rentrons, tous, ou presque. Trois filles se font refoulées. Des filles ? Putain mais depuis combien de temps on refoule des filles ? Pour une fois qu’on ne vient pas à 15 mecs… Les pensées du videur sont décidément des voies impénétrables.

 

Nous sortons donc du barberousse, parce qu’il faut « rester groupir ». Après consultation de Brenda (moi jsuis vachement pas content de partir du Barberousse), nous poursuivons donc en direction d’un autre bar. C’est à l’abreuvoir que nous posons nos coudes (sur le bar), je paye deux tournées d’hypermétropes qui font instantanément grimacer AnSo et David. Je suis content de mon petit tour. Pierre, qui fait moins dans la finesse (et boum) me regarde avec un grand sourire parce qu’il tient un pichet de pastis. Le marseillais est en plein dans son élément.

 

Et puis la transition n’est pas très claire, mais nous allons au DV1, un prétendu club électro dans le début des pentes. Au moins ça ferme à 9h du mat’, pas de problème d’horaire donc. Entrée gratuite, c’est déjà ça. Nous ne sommes plus que 4 : Lorène, AnSo, David et moi. Nous clubbons jusqu’à 4h du mat’, environ. AnSo et David déclenche l’alarme incendie en sortant par la mauvaise porte.

 

Du rêve, jusqu’au bout. Je crois qu’on risque de se souvenir longtemps de cette soirée, pour ceux qui ne s’en souviennent pas, il y a ce blog…

 

June 18

Just Jack, Daniel, and Grass...

Un jour de juillet 2006, je démarrais ce blog. Pour peu de raison, pour rien, pour mon envie d'écrire, pour mon envie de partager mes textes et ma vie, avec vous, qui que vous soyez, amis, connaissances ou étrangers. Je le démarrais aussi sur un coup de tête, sur une impression, sur un moment dema vie que je n'oublierai jamais. Au début de cette expatriation, j'ai vécu une coupe du monde que nous avons failli gagnée, j'ai vécu un coup de tête tragique d'un joueur mythique, j'ai vécu la déception indescriptible dans les yeux de Pierre, ce soir-là, dans le tram', un Pierre que je n'avais jamais rencontré, qui deviendrait pourtant un fidèle parmi les fidèle, notre n° 10 à nous, sur le terrain comme à l'apéro. Je me souviens encore de Marion, n'aimant pas le foot, mais prise dans l'ambiance, de Christophe, me voyant catatonique devant les images de liesses italiennes diffusé en boucle par CNN "tu te fais du mal Gaylord, va te coucher", me dit-il bienveillant.

Ce soir c'est un match comme un autre. Ce soir nous rejouons l'Italie, mon Italie, celle de ma mère, celle que dénigre mon père. Ce soir je ne suis pas partagé, j'espère un but bleu, j'espère sans illusion, mais le désespoir est mon lot quotidien. Je grimpe donc le début des pentes de la croix-rousse jusque chez Grass, pour y retrouver des têtes bien connues, quelques bières et quelques parts de pizza. Je sais qu'il y a une certaine ironie à manger de la pizza pendant un France-Italie, mais la potée auvergnate, c'est bien plus long à préparer.

Je suis en retard, juste assez en avance pour voir la blessure de Ribery, et je me dis que rien ne va se passer comme prévu ce soir. Et en effet, il y a cette défaite cuisante, il y a ce manque d'envie chez nos propres joueurs, il y a cette défaite à 11 contre dix... Je ne suis ni résigné ni plein d'espoir. Je subis un match sans intérêt, j'écoute la colère de Flo, de Grass, de Seb.

Certains partent. Moi, je n'ai pas envie de partir, et Grass insiste pour que nous finissions la  bouteille de Jack Daniel's.  Alors je me détends autour d'une partie de cartes, et ce soir rien n'est grave, rien n'est triste, pas même ma déception, pas même mes désillusions, pas même cette partie de cartes que je perds, mais est-ce cela l'important?

Nous rentrons, Seb, Cyril et moi, parlant de cave et de choix de vin, parce que le foot ne compte plus, parce que chez Grass, il n'y a pas de défaite, il n'y a que de bonnes soirées, quoiqu'il se passe à la télé...




June 10

Rodéo Mondeo, Toboggan et Péniches.

Vendredi je n’étais pas sorti, manque de population, manque de motivation. J’avais bien dormi, et Etienne aussi et il était chaud bouillant pour le foot. Moi pas trop, mais le harcèlement MSN de Etienne fonctionne et je cède.

 

D’abord détour chez Manue et Larry pour leur pique-nique d’anniversaire, qui s’est transformé en repas à la maison, la faute au temps exécrable de ce début du mois de juin. Il y a profusion de mets divers, des quiches en veux-tu en voilà, des crudités, un guacamole fameux, j’en passe. Etienne et moi quittons nos hôtes précipitamment, le foot n’attend pas, les stars de Bron non plus. Ghislain et Gwinome nous attendent sur place. Et c’est parti pour 2h de foot !

 

Fin du match, appel en absence d’AnSo qui est en chauffage de carte bleue à la Part-Dieu. Je fais vite fait les courses et on dîne avant l’apéro. Etienne se joint alors à nous et nous raconte ses péripéties au cours de son année en entreprise, comment il a pu dompter une mondeo sans frein, comment les galères s’enchaînent parfois. On en rigole parce que c’est du passé, et qu’on s’en est sorti. La vie ne tient parfois qu’au terre-plein d’un rond point…

 

BenJ, Mazzo et Claire se joignent à nous après leur dîner au resto. La soirée continue. Et puis c’est le temps de nous relâcher… Mazzo et Claire regagnent leurs pénates pendant que nous nous dirigeons vers le Sirius, non sans avoir vu BenJ testé la descente des toboggans des quais la tête la première (aïe!). Puis après un verre et un tour sur le pont, nous allons sur une péniche voisine, la Marquise. Et là c’est parti pour du gros clubbing. Et hop, un podium.  Etienne est dans la place, nous rigolons bien. Cette soirée en effectif réduit me fait du bien. Moi qui ne me sentais pas au top ces derniers temps.

 

Petite bagarre sur les quais avec AnSo pour le retour, un classique. Je gagne comme d’hab ! Mais alors paye tes traces d’herbe sur le jean… Le reste du retour est calme. La soirée laissera des traces (surtout pour les kamikazes des toboggans), mais aussi de bons souvenirs.

 

Allez, à la prochaine les rêveurs !

June 01

Dez-intégrons-nous…

Vendredi soir, le soleil ayant été absent cette semaine, il était nécessaire de se remonter le moral avec une petite soirée, et c’est moi qui accueillais tout ce petit monde en haut de mon donjon (ceux qui sont venus chez moi comprenne l’appellation…).

 

Nous fêtons le retour d’AnSo et de Lorène en France, parties quelques temps outre atlantique. C’est donc également une soirée de retrouvaille. La soirée commence doucement, il faut dire que nous avons encore suivi Grass à l’abreuvoir la veille, et Seb ne semble pas prêt à remettre ça tout de suite. Grass qui fait d’ailleurs son apparition au cours de la soirée, et ça, ça fait plaisir.

 

Et puis la soirée s’accélère brusquement. Pierre me réclame des shooters et du sirop… ça promet. Pierre à la manœuvre prépare des shooters pour tout le monde, donc, et s’en sort pas trop mal. « Au niveau de l’impro, on en est où ?? » Les filles s’y mettent et nous décidons bien vite de sortir, ça prépare des gourdasses à gauche à droite, et hop ! Tout le monde dehors. Nous hésitons entre aller à CPE pour la soirée de Dez’, ou aller en ville. Pierre et Seb sont déjà parti devant et force la décision. Nous nous dirigeons vers le centre ville, sans éviter de provoquer les bouderies de Mimine. Nous finissons, comme souvent, au barberousse, où, entre tournées de cucaracha et rhum aromatisé, ça envoie du lourd. Je quitte le bar avec Mimine et AnSo direction CPE. Nous récupérons des bracelets pour rentrer à l’œil, et nous voilà ! Je perds tout de suite mes deux complices, mais j’y retrouve Lauriane et Judith. Cete dernière me lance un « c’est à cette heure-là que t’arrives ? »

 

Il est déjà tard, c’est vrai. La fin de soirée est bonne, comme toujours, l’énergie de Lauriane ne faisant jamais défaut. Cela me fait d’autant plus plaisir que je ne l’ai pas vu depuis longtemps. A la fin de la soirée, Judith me dépose devant chez moi (heureusement, je n’avais vraiment pas envie de rentrer à pied après une telle soirée), il est 5h30, le soleil commence à poindre à l’horizon, et je rentre enfin chez moi. Pour un repos bien mérité.

May 30

La fin du brelan

Un peu de pub pour mes potes... enfin comme c'est moi qui écrit les textes, c'est aussi de l'auto promo. Allez donc voir!


la fin du brelan

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