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    August 18

    Weekend à Toulouse

    Après une soirée au calme le vendredi soir, me voilà dans les rues de Toulouse pour une session shopping intense avc Camille. Et oui, elle cherche des chaussures, l'élément vestimentaire dont le choix est le plus délicat pour une fille. Voyez donc ce schéma simplifié ci-dessous.



    La matinée est de façon complètement attendue, infructueuse. Pire, mon taux de caféine est au plus bas. Nous allons donc rétablir mon taux dans un café en plein centre de Toulouse, le "Parisien". Camille me demande si je le fais exprès mais ce choix est totalement fortuit. Après un grand café-crème, la chance tourne à la boutique Adidas, entre deux discussions avec les vendeurs sur l'hypothétique transfert de Ribéry au Real, Camille trouve une paire de basket : hourra. Mais elle tempère tout de suite mon enthousiasme : les baskets, ce n'est pas l'objectif de la journée. Mais le dieu des chaussures est de mon côté. Et Camille trouve enfin la paire adequat. A 13h nous nous attablons dans un petit restaurant libanais (dédicace à Rayan!) et mon poulet au citron n'a jamais été aussi bon.

    L'après-midi est consacré à la découverte de la ville. Camille n'habite qu'ici depuis un mois et n'a pas encore eu le temps de visiter. Un problème sud-américain qu'il serait inutile de détailler. Ayant déjà passé un weekend dans la ville rose l'année dernière, je m'improvise guide pour la journée.

    Le lendemain matin est pluvieux. Que voulez-vous je crois que la pluie me poursuit toujours quand je vais dans le sud. Le réveil est tardif, mais nous décidons tout de même de nous bouger pour aller à Narbonne, tout du moins à côté de Narbonne, histoire de voir la mer. Après avoir galéré pour trouver un restaurant qui daigne nous servir à 14h à Gruissan, nous continuons notre ballade à St Pierre de la Mer. Pas vraiment le lieu de mes futures vacances. Plage bondée et sono qui donne dans la compil de l'été 2005. On est loin de ma conception des vacances.

    Camille, un peu fatigué, me laisse le volant et rattrappe l'heure de la sieste dans le siège passager. Petit détour par son appart, et puis l'aéroport. L'avion m'arrache au sud ouest, mais la pluie m'a suivi jusque sur le tarmac de Lyon. Mais peu importe la pluie, quand on a passé un bon weekend...

    May 23

    Going South

    Jeudi soir, l'ennuie me rattrape avec la rapidité d'un voleur à la sauvette. Il s'agit de prendre des mesures drastiques. Je prends une carte, la mer n'est pas si loin. Oui, ça semble presque une bonne idée. Je cale le réveil sur 6h, je fais vite fait mon sac et je m'endors rapidement. Cap au Sud.

    7h30, station service à la sortie de Grenoble. Je nourris ma monture avant d'attaquer les choses sérieuses. 3h plus tard, je suis à Marseille. Ensuite il y a Cassis, les calanques, les touristes et la chaleur de cette fin de mai. J'y croise par hasard un camarade de prépa qui se balade lui aussi dans le coin. Cela doit bien faire 5 ans que je n'ai pas vu Jonathan. Il est en stage chez Eurocopter à Aix.

    Après un petit tour à la Ciotat, je quitte la côte pour reprendre l'autoroute. Je rentre, fatigué, mais heureux d'avoir profité d'une belle journée.

    March 16

    En terre britannique

    Samedi matin. Aéroport de Grenoble. Il y a tellement d’Anglais qui rentrent du ski que j’ai l’impression d’avoir déjà traversé la Manche. Et tous les vols partent à la même heure, donc c’est interminable pour passer à la sécurité. Je n’ai pas le temps de râler, je cours jusqu’à mon avion. Je suis l’avant dernier passager à rentrer. C’était juste.

     

    De l’aéroport de Gatwick, je rejoins Horsham en train et Anso passe me chercher à la gare. On récupère Dave chez le coiffeur, on se pose un peu chez Anso, et direction Londres. Nous mangeons au marché de Borough, je me régale d’un sandwich« pork belly & apple sauce », Dave nous quitte pour l’après-midi. Nous longeons la Tamise avec Anso en attendant Poulette, que nous retrouvons vers 16h30 à la gare de London Bridge. Et c’est parti pour une visite du Tate Museum ! Après cette nongue plongée dans l’art contemporain, et le taux d’hydratation de François chutant dangereusement, nous nous dirigeons vers « the Anchor », histoire de boire une bière ou deux. Mes jambes me remercient de cette pause, mon gosier aussi. Nous quittons Londres, et retrouvons Oliv’, qui a prit le même train que nous pour rejoindre Horsham. Voilà tous les touristes du weekend enfin réuni ! Direction le pub en face de la gare pour un petit Beef Burger & Chips, histoire de ne pas mourir de faim. Puis direction un second pub, pour une autre bière (il faut bien toutes les goûter !). Le Pub ferme tôt et on nous fait comprendre (de façon assez insistante, voire désagréable), qu’il est temps de finir nos vers. Dave nous a rejoins. C’est parti pour un troisième Pub un peu plus « festif ». Ca va de l’anglaise de 40ans surmaquillée en talon haut qui danse avec un anglais tous ce qu’il y a de plus stéréotypé, à la petite pétasse en chaleur qui se trémousse dans tous les sens. Sans parler de la brochette de barmen gays qui officie derrière le bar. Il y en a même un qui pourrait être la petite sœur de Prince (ou son petit frère, enfin on s’y perd).

     

    Mais qu’importe l’endroit, Anso lance la soirée par un « allez ! on commande des shots ?! » La programmation musicale est faite de clips de Rihanna ou de Beyonce, au moins ça compense l’esthétique douteuse des filles locales. Et puis la sambuca aidant, on rigole beaucoup, parce qu’il y a vraiment de tout dans ce bar, même un mec complètement paumé qui tient le poteau ou que le poteau tient. On ne sait pas trop. Nous rentrons à 2h du matin. Nous n’allons pas nous couché, nous ouvrons une bouteille de vin et nous jouons à la wii. François tente d’inculquer les bases de la boxe à Anso et ça se finit mal. Le métier qui rentre dirons-nous. Les blessures restent surperficielles.

     

    Lendemain, petit déj’ à l’anglaise (merci Anso), François lui, dort toujours alors que nous jouons à la console à un mètre de lui. Bienheureux ceux que le sommeil n’épargne pas. Et puis vient l’heure du match. VI Nations, Angleterre-France. Nous n’avons pas pu avoir de places alors c’est dans un pub d’Horsham que nous suivons la rencontre. Et c’est assez dur à regarder, tellement c’est une boucherie, tellement les Anglais traverse notre défense comme dans du beurre. La déroute tourne a l’humiliation, nous noyons notre chagrin dans la bière, Poulette, lui, est déjà au whisky…

     

    Pour effacer la déception il faut un wok préparée par notre hôte, et une petite soirée à tester les jeux de la wii fit, à me découvrir un talent caché pour le hula hup et le saut à ski (!??!), et à bien rigoler, surtout.

     

    Lundi, 4 :30 am heure locale, Oliv’ et moi nous levons et Anso nous dépose à la gare. Je ne rate pas mon avion, j’atterris en terre iséroise et Easy Jet est à l’heure (si c’est possible… !).

     

    Pour finir, les phrases cultes du weekend :

     

    AnSo : « Tu vois en ski j’ai trop la classe, ch, ch, ch, ch (imitant le bruit des skis sur la neige) »

     

    Oliv’ et Poulette : « Chute à l’arrière du peloton ! Chute ! »

     

    Moi : « Et là le gendarme, il se met devant le rond point et il agite son petit drapeau jaune comme ça »

     

    AnSo : « c’est un peu du crabouillage ça non ? »

     

    Poulette, Oliv’ et moi : « AnSo tu fais N’IM-POR-TE-QUOI !!!! »

     

     

     

    Merci AnSo pour l’accueil et le programme d’activités variées !!!!!!

     

     

    November 12

    Foire St Romain, Kitsch & co.

    Bien sûr je ne suis pas le seul, isolé, loin de chez lui et des siens. Je ne connais que trop cette situation. Alors pour ceux de mes amis qui vivent la même chose, je décroche mon téléphone.

     

    Après avoir tournée en rond à la recherche d’une place dans le vieux Rouen (idée suicidaire, je sais), je me résous en maugréant à me garer au parking souterrain du vieux marché. Je retrouve non loin de là, une Christelle volubile et en pleine forme, riant à ses propres blagues, que malheureusement, je ne saisis pas toujours. Direction la foire St Romain, la fête foraine annuelle de Rouen. Je suis un peu surpris pas la faible fréquentation, mais bon c’est que certains manèges affichent des prix (15€ !!!), qui décourageraient les plus motivés. Nous nous promenons donc, au milieu des lumières criardes et des décibels de la musique des différentes attractions. Je craque pour une gaufre quand Christelle engloutit une barbe à papa. Après avoir fait le tour deux ou trois fois, Christelle me demande « bon tu veux faire une attraction ». Allez, pourquoi pas, puisqu’on est là. Nous reprenons notre marche à la recherche d’un manège qui nous plaise, et c’est à ce moment que les flics nous font signe d’évacuer. Avis de tempête sur la Normandie, le vent se lève déjà. Déception…

     

    Pour se remonter le moral, rien de tel qu’une petite bière. C’est donc au Murphy’s que nous atterrissons. Une bière rousse pour la miss et une stout pour moi, nous dégustons nos bières à l’étage, quasiment uniquement entourés d’anglophones. L’espace d’un instant, on se demande si nous ne sommes pas au pays de Shakespeare. Après notre pinte, nous nous mettons en quête d’un resto. Christelle propose, ça évitera donc d’en chercher un pendant une heure comme la dernière fois.

     

    Nous atterrissons aux « Brigades du Kitsch ». Je pousse la porte vitré et à l’intérieur, c’est à la mesure du nom du restaurant : musique année 80 (j’ai saoulé Christelle avec une des chansons de la playlist), collage à base de playmobile et autres jouets, tableau style bas-relief totalement indescriptible. Le menu ? écrit sur une grande ardoise. On y trouve vraiment de tout. Christelle et moi craquons pour l’œuf cocotte au foie gras, puis j’enchaîne sur un filet de daurade, tandis que Christelle tente l’assiette « les bronzés font du ski ». En dessert, fondant au chocolat pour moi, crème brûlée au chocolat pour la miss. Le serveur est si rapide qu’il est difficile de l’attraper pour obtenir l’addition. Mais nous ne sommes pas pressés, le repas a été agréable et nous sortons étonnement tard du restaurant. Nous n’avons pas vu l’heure passée. Comme quoi ça fait du bien de voir les potes de temps en temps.

     

    Je quitte Rouen sous une pluie torrentielle, mais ça c’est une autre histoire…

    September 15

    Weekend entre (vieux) potes à Honfleur

    Souvent le temps passe et on se perd de vue, souvent on oublie peu à peu les noms et les visages de ceux qui nous ont accompagnés des années durant. On pense que la perte de contact est une fatalité.

     

    Et bien non. Parce que rien ne remplace toutes ces années, passées ensemble. Parce qu’on se connaît par chœur, parce qu’on fait toujours ces mêmes blagues qui nous font tant rire et que personne d’autre ne comprend.

     

    Alors pour tout cela, il y a les weekends à la mer.

     

    Pépette nous avait donc gentiment invités à Honfleur, dans la maison de ses parents, pour y passer un weekend « retrouvailles », à condition que je me charge de l’organisation. Après un mois de tractation autour de la date, nous trouvions enfin un accord (je sais ça fait très pourparlers de paix), et le weekend, malgré les défections inévitables de dernière minute, s’annonçait bien.

     

    Après un petit tour de marché avec Pépette, (Pont l’Evêque, Pain, Raisin, Cidre…), nous accueillons les premiers participants. Un petit pastis pour commencer, puis colombo de porc au programme de ce déjeuner dans le jardin, sous un grand soleil. Phinou et Benjamin n’ont pas changé, nous partageons tous les quatre ce repas avec grand plaisir, Ben nous parlant de sa nouvelle vie lilloise, Phinou nous communiquant son enthousiasme après avoir décroché un taf sur Toulouse.

     

    Dans l’après-midi, Angèle et son copain Maxime nous rejoignent. Deuxième apéro. Avant d’aller dîner sur le bassin du port d’Honfleur, comme de vrais touristes. Des moules, des frites, du cidre. Angèle met un peu la pression au serveur « vous êtes sûr que vous aller vous souvenir de tous les plats ?», l’ambiance est bonne et les vannes fusent. Nous rentrons « à la maison », pour un petit dessert, histoire de fêter dignement l’anniversaire d’Angèle. Anne-Laure nous offre des bières, tout droit importées de Belgique, nous testons Ben et moi le calva local. La soirée s’éternise jusqu’à 5h du matin, on a presque du mal à arrêter de parler, à enfin se décider à nous coucher.

     

    Le lendemain, nous nous retrouvons autour d’un petit déj, toujours pris dans le jardin. Les sourires sont sur tous les visages. Angèle et Max nous quittent pour rejoindre un repas familial, Benjamin part déjeuner avec ses parents qu’il voit peu. Je reste avec Phinou et Pépette, et nous décidons d’aller faire un tour à Deauville. Parce qu’on le vaut bien.

     

    Longue ballade sur la plage, on parle de tout et de rien, de kite surf ou d’immobilier, de souvenirs de vacances ou d’anecdotes hilarantes. Un panini sur la plage de Trouville, temps d’une petite pause après une longue marche, puis retour à Honfleur. Nous faisons nos sacs et c’est le retour vers Evreux, avant que chacun ne rejoigne sa petite vie.

     

    Mais c’est promis, des weekends comme ça, on s’en refera…

     

    September 08

    G-Star Crew Summer Tour Stage#4 : Ballade sur la Côte d’Albâtre

    Parfois les vacances durent et on finit par s’ennuyer. Je sais que ceux qui bossent vont hurler en lisant ça, eux qui aimeraient bien, justement, prendre quelques vacances. A cette pensée, associée à l’image de l’écrivaillon inactif abruti devant sa télé, je me dis qu’il est essentiel de réagir. Il ne me reste que deux weekends en Normandie, autant en profiter. Parfois, la vie est simple comme un coup de fil.

     

    C’est une Christelle de bonne humeur et en plein supermarché (je vous laisse imaginer le fond sonore de la discussion), qui répond par l’affirmative à ma proposition : une ballade sur la Côte d’Albâtre, Etretat et ses falaises de craie. Christelle suggère aussi un concours de cerf-volant à Dieppe. Le programme est donc fait.

     

    Je passe chercher Christelle à Rouen puis nous nous dirigeons vers Dieppe. Le trajet est l’occasion de se raconter les derniers événements, de prendre des nouvelles des amis ou connaissances communes. A Dieppe nous observons cette foule de cerf-volant, nous pique-niquons sur la plage (de galets, dédicace à Gwinome), et nous manquons de nous faire tuer par un propriétaire de cerf-volant qui, clairement, ne maîtrise pas vraiment son engin.

     

    Après Dieppe, nous longeons la côte en direction d’Etretat, en passant par St Valery en Caux, Yport et nous achevons le périple par la montée de la falaise d’Etretat. La pluie qui nous avait épargnés jusque là fait son apparition. Les photos raconteront mieux que moi cette journée. Elles vous permettront de découvrir un joli petit coin de pays.

     

    Après un retour par les bords de Seine, nous dînons à Rouen dans un petit resto indien fameux. Puis la fatigue saisit bien vite Christelle et je reprends la route pour rentrer chez moi, des images plein la tête, et plein l’appareil photo.

    August 28

    G-Star Crew Summer Tour Stage#3 : Il n’y a pas que les clopes et l’alcool dans la vie, il y a la montagne aussi !

    Andorre. Romain et moi testons le Mc Do du coin (Supreme Beef Burger) avant de faire la tournée des boutiques. Nous sommes au Pas de la Case, première localité après la frontière française, entourés de touristes rendus hystériques par le pris de l’alcool et du tabac. Le bled est comme un super marché géant, où il n’y aurait que ça à vendre. Des bouteilles de whisky de taille improbable (4,5L) côtoient des stands à la gloire de Marlboro. Dans la rue, même les vendeurs des bijouteries viennent racoler sur le trottoir, donnant quelques conseils d’achat sur les cigarettes tout en débitant le prix de leurs montres. Les promotions sont folles : 2 kilos de sucre offertes pour tout achat de 3L de whisky, une bouteille de vodka ou de Ricard offerte avec deux repas dans un restaurant, etc… Ca ne semble même pas réel. Seul le magasin G-Star sauve un peu ma journée.

     

    Nous quittons le Pas de la Case pour le sommet proche. Après une petite montée, nous nous retrouvons à 2200 mètre d’altitude, dominant la vallée. La vue est superbe, le calme, l’air frais nous détendent après le stress d’une telle furie commerciale. Nous poussons la route jusqu’à Andorre-la-Vieille, qui n’a de vieille que le nom. Rien à visiter, ni bâtiment typique, ni église, ni musée. Uniquement des magasins. C’est tout juste si nous trouvons une terrasse pour prendre un verre.

     

    Nous quittons donc Andorre sans regret, pour rejoindre la ville rose, avant mon retour en Normandie.

    August 27

    G-Star Crew Summer Tour Stage#2 : Du rose et des épées

    Toulouse, la ville rose. Je me retrouve, par hasard, place Wilson, là où mon père avait l’habitude de se détendre, des années plus tôt, lors de son passage dans la ville. Etrange la vie parfois, me dit-il au téléphone. Je me promène dans la ville, en attendant que Romain sorte de son boulot. Après une bière en terrasse, nous finissons la soirée dans un resto tex-mex. Je prends une Margarita à la framboise, pour me rappeler les grandes heures de la Dream Team et du Sausalitos. Le lendemain, je visite la ville, seul. Romain bosse. Le Capitole, les petites rues, la brique omniprésente, le canal du Midi : les photos parlerons d’elle-même.

     

    Le vendredi il n’est plus temps pour nous de rester en place. Romain a pris un jour de congé et nous filons direction Carcassonne, pour visiter la cité médiévale. Entre une foule de touriste armée d’épée en plastique, nous nous frayons un chemin dans les rues tortueuses de la cité, pour finalement trouvé refuge à la terrasse ombragée d’un restaurant. Un peu de confit de canard et tout va mieux. Nous oublions même vite un des serveurs du restaurant pas très enclin à faire son travail. Même ses collègues le surnomment « Grincheux ». C’est dire s’il met de la bonne volonté. Après ce repas et la visite du château, nous décidons de rentrer, peut-être par les petites routes, à la recherche d’un village typique ou d’un château oublié. Mais sur le parking, la Golf de Romain fait des siennes et nous manquons ne pas repartir ; la faute à un démarreur récalcitrant. Après une quinzaine d’essai infructueux, le moteur prend enfin vie. Nous écourtons notre chemin du retour et rentrons directement à Toulouse.

    August 26

    G-Star Crew Summer Tour Stage#1 : Du vin, des dunes et un peu de soleil

    Me voilà reparti sur la route, après une quinzaine passée au bord de la mer, à ne rien faire d’autre que prendre des photos et manger du homard. Le bonheur, c’est bien peu de chose.

     

    Mais le sud-ouest m’attend. Après quelques heures de route, je parviens enfin à destination : Donzac, petit localité girondine où je suis accueilli par Camille, qui vient me chercher au milieu des vignes, pour m’emmener au buffet post-mariage de la fille de sa marraine, bref, de la famille. Un peu perdu au milieu de tous ces inconnus, je pique un chou à la crème ou deux, discute avec Camille, de l’expatriation en Allemagne, de ces heures glorieuses où nous ne nous soucions de rien. La fin de l’après-midi passe doucettement entre chaleur et orages.

     

    Le lendemain, nous quittons le domaine de Cranne et les vignobles pour le bassin d’Arcachon. Nous y restons deux jours, le temps de passer une après-midi à la plage, de visiter le Cap Ferret et le Bassin d’Arcachon, d’apercevoir la non moins célèbre dune du Pilat. Le beau n’est pas de la partie mais finalement, ça ne fait rien, Camille compense par sa bonne humeur et moi, par mes râleries exagérées.

     

    Finalement, quatre jours c’est bien court. L’accueil en terre bordelaise ne dément pas sa bonne réputation, et je profite de ce passage pour remplir mon coffre de vin. Camille reprend l’avion direction Brême, et moi je reprends la route toujours plus au sud, vers Toulouse.

    August 15

    Figaro 2008 : Départ de la troisième étape

    En ce vendredi 8 août, le départ de la troisième étape du Figaro 2008 devait être donné dans la rade de Cherbourg, la plus grande rade artificielle du monde. Dès 10h je me promenais donc dans le village départ. J’en profitais pour faire le plein de vêtements chez Anapurna, qui avait une large gamme de produit soldé sur le départ. J’aurai probablement besoin de vêtement chaud dans les massifs isérois…

     

    Mes courtes emplettes achevés, je m’asseyais au bord d’un quai, observant les marins répondant aux journalistes, discutant avec les membres de leurs Team, achevant les derniers préparatifs de leur bateau en vue de la plus longue étape de cette Solitaire du Figaro 2008, 825 miles entre Cherbourg et l’Aber Wrac’h dans le finistère, avec le contournement de l’Ile de Man, en mer d’Irlande. Deux étapes en une pour ainsi dire. En général, le Figaro faisait étape en Irlande avant de redescendre pour l’arrivée le plus souvent jugée dans un port breton. Mais cette année, les organisateurs ont transformé ces deux étapes en une seule.

     

    L’angoisse se lit sur les visages des familles, particulièrement des femmes, trop heureuse de récupérer leurs mari quelques si courts jours, qu’elles étreignent comme si c’était pour la dernière fois, parce que la mer prend parfois les marins, et ces femmes ne le savent que trop bien. Alors elles profitent de ces hommes trop égoïstes pour rester à terre, qui vivent leur passion à fond, une passion exigeante, comme une maîtresse possessive, la course au large.

     

    11h, les bateaux sont autorisés à quitter les pontons. Pourtant personne ne bouge, profitant des derniers instants à terre. Le départ officiel ne devant avoir lieu qu’à 14h, rien ne presse les concurrents de rejoindre la rade et d’abandonner prématurément les êtres qui leur sont chers.

     

    Et puis c’est le coup de théâtre, une annonce officielle fait part d’un report de l’heure du départ. Le village départ reste dans l’expectative mais aucune information supplémentaire, aucune précision sur la cause de ce report n’est avancée. Je m’éclipse du village pour un déjeuner bien mérité.

     

    Lorsque je reviens, le ciel s’est éclairci, la situation de la course aussi. Un système dépressionnaire centré sur les îles britanniques est la cause de condition dantesque sur la mer d’Irlande et l’Ile de Man. Les skippers sont convoqués pour une réunion à huit clos. Puis une conférence de presse est organisée.

     

    Le trajet est raccourci et modifié : il passe de 825 à 575 miles nautiques ; les concurrents devront virer autour d’une bouée au nord-ouest de la Bretagne avant de piquer plein sud vers l’Aber Wrac’h. Le départ sera donné à 18h.

     

    Les départs, c’est encore ce qu’il y a de plus beau. Rien que le bruit du vent, une foule de passionnés jumelles en main, et une quarantaine de voile qui essaient de s’extirper de la rade dans la meilleure position possible.

     

    Je suis la côte dans ma voiture, cherchant les meilleurs spots pour prendre des photos, tant que les concurrents longent encore la côte. Après ces quelques miles en flotte regroupée, il y aura le difficile choix des options de navigation, et après plusieurs nuit sans sommeil, un seul vainqueur, et beaucoup de marin méritants.

    July 16

    Flat Hunting / Quand Dam’s accueille

    Mon futur se poursuivant au milieu des montagnes, à Grenoble, il me faut bien chercher un appartement en territoire hostile ; quoique pas si hostile que ça. Sur place, il y a quand même Damien !!!

     

    Je ne vous conterai pas ma recherche d’appartement, brève et fructueuse, je vous communiquerai plus tard l’adresse où je vous accueillerai les bras ouverts tant que vous venez les bras chargés. Mais il y a une place pour tout le monde !

     

    Trop fatigué pour faire l’aller-retour dans la journée, Dam’s m’accueille donc gracieusement au sein de sa coloc. Une de ses coloc est même bretonne, quelques gramme d’iode dans ce monde de montagne…

     

    Trop fatigué, mais pas assez pour ne pas fêter mon futur emménagement grenoblois… Nous allons donc « bien nous faire caler le bide », comme le dit Damien, à un restaurant qui s’appelle « la Panse ». Tout un programme. Damien choisi le boudin noir, moi l’andouillette (comment ça le régime ???), et le serveur, devant notre hésitation entre la marquise au chocolat et le bavarois se contente… de nous apporter les deux !!! 23€ le vin compris, pour entrée plat dessert double, c’est quand même pas cher, surtout que le service est au niveau de la bouffe. Une adresse à retenir pour ceux qui feraient un détour en terre iséroise.

     

    Ensuite la soirée continue dans un pub, où je déguste une pinte de Kilkenny tout en déblatérant à tort et à travers (oui comme d’habitude). Ca fait quand même bien plaisir de voir Damien. Après une course poursuite avec le tram nous rentrons finalement, boire une bière ou deux dans la cuisine en attendant que le salon se libère et que je puisse dormir. Au moment d’aller nous coucher, une des coloc de Damien décide de me raconter sa vie difficile de « fille qui bosse pas et qui ne sait pas ce qu’elle va faire, tu vois, parce que c’est trop dur la vie, quand même, et blablabla ». Le tout en triturant maladivement mes lunettes. « Possessive et égocentrique » dirait mon psy… (Dédicace à Phinou la grande clinicienne de la psychologie de la vie de la mort qui déchire)

     

    Enfin, c’est le dodo, après une journée de marche et de visite, conclu en beauté, il faut bien le dire.

     

    Merci Damien de m’avoir permis de squatter.

    July 14

    School’s over / weekend chez Christophe

    Vendredi, soutenance passée, ma scolarité s’achevait donc définitivement (ou presque). Les vacances (déjà entamées) pouvaient réellement commencer ! Quoi de mieux qu’un petit weekend en Ardèche, gracieusement hébergés par Chris, pour commencer fêter notre nouveau statut d’ingénieur ?

     

    Le trajet de l’aller est un calvaire, puisque nous sommes englués dans les bouchons. Mais après de trop longues heures dans la voiture, et un énervement plus que notable de ma part, nous arrivons au but, Chris, Seb, Etienne et moi. Quatre potes de Chris, membres du « Croix-Rousse Crew » : Laetitia, Régis, Adrien et Pauline. Apéro et plat de pâtes à 5h du mat’ (merci Seb), le weekend commence bien. J’ai déjà oublié les bouchons.

     

    Le lendemain, les participants se réveillent petit à petit, nous profitons de la piscine avant que l’orage ne nous poussent à rentrer. Nous nous consolons autour d’une partie de cartes. La motivation pour les courses est tardive mais le frigo fini par se remplir. Le déjeuner est pris à 19h, premier repas depuis le croissant du matin (12h30). Et oui en vacances, on n’a pas d’horaires !

     

    Encore quatre participants arrivent en début de soirée : Calliste, Angélique, Perrine et Marc. Nous sommes enfin au complet (12), pour un barbeuc, et un apéro bien mérité. Seb s’occupe du Ricard, des olives et des glaçons, Régis gère le feu et la soirée passe tranquillement. Après un jeu du paquet, un biskit de folie descend les participants les uns après les autres (Laetitia triple merlu, Seb double gros poulet… du jamais vu…). Nous nous couchons bien tard, et chacun s’endort aussitôt.

     

    Dimanche, crêpes au petit dej’ et piscine. Adrien, malade, reste couché. Pour le reste il y a les quelques photos. Le soleil tape dur, avant un nouvel orage en toute fin d’aprem. Laetitia, Adrien, Etienne et moi quittons l’Ardèche en début de soirée, laissant les autres finir ce weekend en beauté !

     

    Merci Chris pour l’accueil toujours super, merci au CRC (Croix Rousse Crew) pour l’ambiance !

    July 02

    Le Rock dans tous ses états

    J’étais rentré au pays. Le train habituel m’avait doucement reconduit à Evreux, m’arrachant à la chaude torpeur lyonnaise. J’avais besoin d’un événement fondateur pour débuter mes vacances. Quoi de mieux qu’un petit tour au festival rock d’Evreux, pour sa 25e édition. Et oui déjà 25 ans pour ce petit festival qui monte.

     

    Un détour chez les parents d’Aline pour récupérer ma place, puis je repars aussi vite pour chercher Christelle à la gare. Après un petit verre en terrasse, la remise officielle du maillot de M.J. (his Airness !!!!, Merci Christelle), nous nous dirigeons vers le site du festival. Aline et Coralie ne nous rejoindrons que plus tard, fatigué par la journée festivalière de la vieille. Moi je veux absolument voir la Maison Tellier qui entame cette journée. Et je ne serais pas déçu !

     

    Le soleil joue au chat et à la souris avec les nuages mais fini par s’imposer. Je commence à rougir et Christelle dégaine la crème solaire. Après les locaux de la Maison Tellier, nous suivons avec intérêt la performance de Wendy Mc Neil, une chanteuse canadienne à la voix envoûtante, puis Get Well Soon, un groupe allemand aux sonorités proches de Radiohead et de Muse. C’est l’heure du kebab de 4h. Puis, rassasié, c’est le moment de se défouler sur Hush Puppies, un groupe qui envoie du lourd, dans le genre rock’n’roll garage sauce britannique (même s’ils sont de Perpignan).

     

    Après avoir retrouvé Mathieu, un pote de lycée, Aline et Coralie nous rejoignent et nous nous approchons pour le concert de Camille, improbable dans son rideau orange et dans ses chansons peu musicale. Elle fait le show sur scène, mais la musique ne me plaît pas. Christelle et moi quittons les autres momentanément pour être aux premières loges sur l’autre scène, car les Belges de Girls in Hawaï ne vont pas tarder à commencer leur concert. Un seul mot : ENORME. Ca nous change quand même de Camille.

     

    Nous enchaînons avec The Dø, un peu décevant sur leur début, ils se rattrapent bien sur la fin de leur prestation, et après une petite tartiflette, nous finissons par retrouver les autres, pour le concert de Gossip, un peu gâché par un excès de slammeurs.

     

    La soirée s’achève sur I’m from Barcelona, un groupe de 25 musiciens. Mais plutôt que de tout vous décrire, allez donc voir les quelques photos !

    August 28

    Expédition à Bordeaux

     

    L’été n’étant pas au rendez-vous, j’essaie tant bien que mal de me rapprocher du soleil. Comme mon compte en banque ne me permet pas encore de m’envoler pour les $eychelle$, je me contente d’exploiter mes potes. Direction donc le Bordelais, pour quatre jours, histoire de me ravitailler en bon vin et de profiter, j’espère du soleil.

     

    C’était il y a quelques jours, et comme vous le savez, excepté le bassin méditerranéen, il ne fait beau nulle part, même pas au milieu des vignes et des côteaux. Après une descente de l’A10 à pleine vitesse, entrecoupées par des stations services aseptisées, des averses sporadiques et des gorgées de Coca Cola BlaK, j’arrive finalement à Donzac, minuscule localité de Gironde, chez Camille, qui m’accueille depuis la prépa bien volontiers tous les étés. Le soleil brille mais l’éclaircie est de courte durée.

     

    Je retrouve une ambiance familiale et bon enfant qui m’est coutumière. Je profite donc de la cuisine du sud-ouest, de l’abondance d’un délicieux raisin, du vin à tout les repas, manque simplement le soleil. Camille, elle, profite de moi pour m’entraîner dans des parties de cartes familiale où je fais ce que je peux : tout le monde vous le diras, je suis un joueur de belote inexpérimenté et imprévisible ; en gros je suis nul. Mais si le soleil n’ose pas poindre à travers les nuages, le génie des cartes est avec moi, et ma partenaire plutôt efficace. Trois soirs, trois victoires. Camille peut bien se plaindre de son manque de jeu, une victoire est une victoire !

     

    La pluie nous chassant sans relâche, nous privilégions donc les activités indoor : karting, billard et bowling. Malgré la pluie, nous nous amusons donc bien (en plus c’est mon baptême de karting). Une éclaircie nous permet tout de même d’aller faire le tour des châteaux des côtes de Graves, dont certains à l’architecture remarquable.

    Il y a aussi les matchs de l’équipe de France toujours aussi moyens, le résumé d’une saison entière de Desperate Housewives par Camille, les Sketches de Gad Elmaleh, les sourires de Brieuc le petit dernier de la famille, Vincent qui veut me convertir aux tisanes comme un dealer à l’héroïne, la twingo rouge de Stéphanie, le coup de main au chai, les bouteilles de vin gratos, et toujours ce ciel gris…

     

    Le retour est toujours un peu triste. Je quitte l’A10 engluée dans un trafic de vacanciers pressés de retrouver la grisaille quotidienne. Je rejoins Saumur et l’autoroute du Mans par les nationales, je gagne du temps, j’évite l’ambiance clinique des stations services de l’autoroute, j’écoute le dernier tube de 50 cent & Justin Timberlake sur mon vieil autoradio sans âge. La pluie me rattrape à Alençon, malgré tous mes efforts pour rouler vite. La fin du trajet est la même, une nuit sans lune, des lignes droites avalées aussi vite que tombe la nuit sur la campagne, et enfin le bruit des pneus dans la cour gravillonnée de la maison familiale.

    July 24

    Virée en Belgique

     

     

    Après 4h de route, j’arrive dans la capitale belge ou je rejoins mon vieux pote Romain, en stage chez Nexcity Belgique. Un futur roi de l’immobilier, pour résumer. Ca fait plaisir de se revoir car finalement, à part un Flam’s de temps à autre, on ne se croise que très peu. On parle un peu de notre taf, de nos études qui se finissent pour lui et qui s’allongent pour moi, de Morgan qui défilait pour le 14 juillet, et des trucs insupportables qui nous énervent dans la vie de tous les jours.

     

    Après nous être perdus en discussions, nous partons vers le centre ville de Bruxelles, histoire de se nourrir d’une « frite-fricadelle », pour résumer, un cornet de frites et une saucisse. Les frites belges sont à la hauteur de leur réputation et j’engloutis bien vite tout le cornet. Nous nous désaltérons sur une terrasse de la Grand Place, d’une Maes Pils, bière typique du coin ! Le serveur quelque peu désorienté nous fait beaucoup rire et nous profitons d’une illumination de la Grand Place sans grand intérêt. Nous fuyons la foule nocturne et rentrons.

     

    Le lendemain, le réveil est difficile et tardif, après un plat de pâte vite avalé nous visitons Bruxelles et son centre ville, le quartier européen, la place royale, traversée par le défilé de la fête nationale, et puis retour sur la Grand Place. Un petit détour par « Bruxelles Plage » pour voir qu’on distrait facilement la population avec un peu de sable et quelques cocktails. Finalement, épuisé par nos 5h de marche dans la ville et la visite du musée des Beaux Art, nous rentrons pour un repas bien mérité !

     

    Dernier jour, le potentiel de Bruxelles épuisé, nous décidons de nous rendre en Flandres, à Gand, une ville traversée par des canaux et actuellement en pleines festivités (les fêtes de Gand). La ville est jolie, nous visitons tant bien que mal malgré la foule amassée autour des scènes où des artistes au talent plus que discutable font vibrer la foule flamande. Nous éprouvons les pires difficultés à trouver un cornet de frites (si si je vous assure !), mais finalement notre quête n’est pas vaine et je fais passer tout ça à l’aide d’une bière.

     

    Le retour de Gand est rapide (c’est sûr en roulant à 150km/h tout le long…) et nous concluons le weekend par des gaufres faites par mon hôte. Ainsi j’achève en pays belge cette quête d’authenticité. Comme a dit Romain : « il en restera pour le petit dej’, tu emmèneras un petit peu de Belgique avec toi ! » 

    Les photos arrivent dès que j'aurai accès à une "vraie" connexion internet...



    July 17

    Escapade parisienne

     

     

    Le quai d’une gare, un train bien connu. Direction Paris. Au pied de la fontaine St Michel je retrouve Camille et son sourire. Petit détour chez Gibert pour y revendre quelques livres, et puis nous sommes partis pour une longue ballade à travers la capitale, entre shopping et grande discussion. Je raconte mon weekend à Rome, ou quelques anecdotes munichoises, nous passons à la FNAC, puis c’est la tournée des magasins, ce sont les soldes après tout. Après les Halles, et la rue des Jeanier (rue Etienne Marcel pour ceux que ça intéresse…), pose déjeuner. Camille commande son éternel jus d’ananas (certaines choses ne changeront jamais) et mois une bière. Nous déjeunons d’une salade italienne. Je craque pour les fraises eu sucre en dessert. Camille opte pour glace chez Haagen Daz.

     

    Direction les Champs, pour une petite descente de notre avenue préférée. Camille me raconte Morgan qui défilait le weekend dernier pour la fête nationale, son attente avant le défilé, posté près de la boutique du PSG, lui grand supporter marseillais. Après avoir fait un tour dans la nouvelle boutique Adidas des champs, pas si exceptionnelle que ça, nous nous posons un peu plus loin, car nos jambes commencent à souffrir. Nous racontons des nouvelles de nos amis respectifs, ce qu’ils deviennent, quelles sont leur dernières excentricités, leurs dernier coup de tête. Nous rigolons bien en nous remémorant des vieilles histoires de lycées, des conneries faites et refaites qui nous font toujours rire.

     

    L’orage monte sur Paris et nous passons entre les gouttes lorsque nous rejoignons le boulevard Hausman et ses grands magasins. Détour par le Printemps, puis par Citadium. De vieilles histoires avec Beck me reviennent à l’esprit alors que je repasse dans ce quartier si familier. Des soirées, des conneries, la «chasse aux périmés » dans les Monoprix de Paris, les courses au G20, 30 minutes devant la vitrine des alcools pour choisir nos bouteilles pour la soirée.

     

    Camille et moi finissons la journée dans un café près de St Lazare, appelé à juste titre « au Départ ». Je bois mon crème en parlant de foot avec Camille, supportrice bordelaise, aussi désespérée que moi, Parisien d’adoption. Alors on commente le recrutement marseillais, on espère une moins grande domination de l’OL, on se pose des questions sur la fin d’une hégémonie. Et puis c’est l’heure de mon train, ce train de banlieue qui chaque fois m’arrache à Paris. Le train se vide à Mantes la Jolie, je me retrouve quasi seul dans mon wagon, accompagné désormais par cette pluie d’orage qui a décidé de ne pas s’arrêter.

     

    June 26

    Rome (back to roots)

     

     

    Les roues de l’avion touchent le tarmac, enfin. Je débarque au milieu de Rome et de sa chaleur étouffante, je retrouve le pays de mes racines, de mes grands-parents maternels, pour la première fois. Ca fait du bien ; ça fait du bien de se sentir chez soi dans un pays qu’on ne connaît pas. « It feels so right » comme diraient les Anglais.

     

    Le train de 9h05, pris de justesse, m’arrache à l’aéroport de Fumicino, pour m’envoyer à la gare de Termini, métro et après dix minutes de marche, je suis accueilli par Sira Risi, dans un appartement qui sent bon l’Italie. Son café est délicieux, elle ne parle que l’italien, alors je me fais comprendre tant bien que mal, j’arrive à la comprendre. Un vieux reste dans les gènes probablement…

     

    Finalement AnSo arrive vers 13h, le temps de poser ses affaires nous sommes déjà parti, j’ai déjà avalé le Financial Times en l’attendant, plus de temps à perdre !!!

     

    Nous marchons jusqu’à la place St Pierre. Malheureusement nous ne pouvons pas visiter la Basilique car AnSo est en débardeur, ce sera donc pour le lendemain. Nous continuons notre ballade sous un soleil de plomb, passant devant le Castel Sant’Angelo, traversant le Tibre et nous dirigeons vers le centre de la ville. Nous nous faufilons dans d’étroites rues piétonnes typiques de l’architecture des villes méditerranéennes, tâchant d’éviter les groupes de touristes, aux ordres d’un guide à l’accent catastrophique, tous avec la même casquette violette ridicule. Notre visite nous conduit jusqu’à la place Navona, puis naturellement vers le Panthéon. Nous visitons une église à l’architecture extérieure pauvre, mais donc l’intérieur est magnifiquement peint, la Santa Maria Sopra Minerva. Nous avions été attirés par l’obélisque avec un éléphant au pied, sur la place devant l’église. Petite pause déjeuner (il est 16h30) près des ruines de Largo Di Torre Argentina, près desquelles nous trouvons même le moyen d’aider une touriste allemande à trouver son chemin (Walsh rule !). Le périple touristique continue avec la colonne de Marc-Aurèle, puis avec LE lieu à touristes de Rome : La fontaine de Trevi ! Nous sacrifions une pièce à la tradition, espérant que cela nous ramène à Rome un jour. Mais il est difficile de se faire une place parmi les touristes pour jeter sa pièce dans la fontaine ; je ne vous parlerais même pas des Japonais qui se marient là en jeans…no comment.

     

    Ensuite direction la crypte des capucins, crypte « décorée » des ossements de plusieurs centaines de moines… c’est quand même assez glauque d’aligner des vertèbres pour améliorer la déco. Nous montons sur les hauteurs en direction de la Villa Borghese, pour une petite pause bien méritée dans les jardins. Redescente enfin vers la ville, par la Place del Popolo et les escaliers espagnols.

     

    Après une douche bien méritée (surtout quand t’as visité toute la journée et en plus que tu t’es levé à 3h du mat pour prendre ton avion…), nous nous mettons en quête d’un resto. « Y a du monde là, c’est bon signe ! » me dit AnSo. Va pour celui-là ! Il nous faut patienter quelques minutes pour avoir une table, mais pas assez pour énerver Brenda. Le serveur nous bondit dessus, AnSo se charge de commander une bouteille de vin rouge, nous partageons une bruschetta au prosciutto avant d’attaquer les choses sérieuses. Pasta dello Chef pour moi, une délicieuse assiette de gnocchi, accompagnés de bœuf, le tout servi avec une sauce tomate et du parmesan. Nous prenons chacun un Tiramisu pour le dessert. Puis nous rentrons doucement vers notre chambre. Je trouve le sommeil facilement, malgré les grincements de dents de ma voisine…

    Samedi c’est reparti. On devait se lever à 8h mais la fatigue fut plus forte et c’est à 9h30 que nous prenons notre petit déjeuner. Nous commençons les visites par la Basilique St Pierre, montée dans la coupole (sanzo ascensore s’il vous plait !!!), puis visite de la basilique en elle-même. Pour la Chapelle Sixtine c’est trop tard, il faudra se lever tôt dimanche. La suite de la journée nous replonge dans la Rome antique avec la visite du colisée, du forum romain et de la colline palatine. Une pause s’impose j’ai le visage et les bras rouge de coup de soleil (mais je suis devenu tout bronzé depuis !!!), on se désaltère à l’une des centaines de fontaines d’eau potable de Rome. Retour dans le centre, par le Campo di Fiori, nous nous arrêtons boire un verre, (bière italienne pour moi, vin blanc pour AnSo). Le serveur sympa nous conseille sur le choix des boissons, le tout en français. Un Sénégalais vient parler avec nous et nous vends deux petits bracelets, nous discutons un peu avec lui, raconte ses potes en France, son grand-père enterré à Dieppe pas loin de chez moi, la difficulté d’avoir une carte de séjour. Il va parler au couple d’à côté dans un allemand plus que correct. Personnage étonnant et attachant de notre séjour. Nous rentrons par la via della concilliazione bordée de dizaine de vendeurs à la sauvette qui exposent leurs faux sacs Gucci et Louis Vuitton aux yeux des touristes.

     

    Le soir, dîner chez Lilli, petit resto recommandé par le guide d’AnSo, plaqué dans une impasse près des quai du Tibre. Nous nous régalons de courgettes farcies, de poulet au vin et d’une bouteille de vin blanc bien fraîche. Nous nous promenons le long des quais parmi les petits stands de bouquinistes, de vendeurs de fruits confits et sucreries diverses, de souvenirs en tout genre. Puis c’est le retour à notre chambre et le sommeil lourd de ceux qui ont trop marché…

     

    Dimanche, nous sommes debout à 7h30, la visite gratuite de la Chapelle Sixtine draine toujours un flot de touristes impressionnant paraît-il. Il nous faudra en effet 2h30 d’attente pour enfin rentrer au Vatican, visiter la fameuse chapelle, mais aussi des appartements du Vatican, le musée égyptien, la pinacothèque… 12h30, nous regardons les assis sur les marches les touristes qui tentent crânement leur chance en essayant de rentrer par la sortie.

     

    Il fait bien trop chaud en ce dimanche, nous nous redirigeons péniblement vers le centre, cherchant l’ombre et buvant beaucoup. Nous finissons par nous caler à une pizzeria derrière la Piazza Navona, un peu de repos pour nos pieds, et un défi pour notre estomac de finir nos pizzas gigantesques. Nous rejoignons le coin du Panthéon pour une délicieuse glace que je ne suis pas près d’oublier. Nous comatons ensuite à l’ombre des colonnes du Panthéon, en attendant qu’il fasse un peu moins chaud, nous distrayant des groupes de touristes qui passent et repassent devant nous.

     

    J’abandonne AnSo dans le métro, vers 18h, pour prendre mon avion, et elle le sien. C’est la fin de ce weekend à Rome. J’espère que je vous ai donné l’envie de visiter cette magnifique ville. Si vous vous y allez, je serai votre guide…

     

    Ciao

     

    Merci AnSo pour ta meilleure idée de l’année…

    April 24

    Dernières heures des Munichois à Prague

     

    Day three

     

    Nous rendons la chambre avec à peine une demi-heure de retard. Vu l’état de fatigue de tout le monde, c’est plutôt un exploit. Nous commençons la journée par un petit McDo (et oui ça fait deux jours que nous mangeons tchèque, il fallait bien se caler un petit burger). Nous avons des mines défaites. Nous nous promenons en ville puis continuons pour une nouvelle ascension de la colline, direction le château et la cathédrale que nous n’avons pas pu visitée. Pierre, Grass et Stouf restent en bas à bronzer et à jouer aux cartes.

     

    Nous les rejoignons après notre visite, Marion se cale au soleil, encore un peu barbouillée, je continue de mal jouer à la coinche (mon pauvre Chris...), nous restons à bronzer tranquillement sous le soleil d’Europe de l’est (qui commence sérieusement à attaquer le dos de Grass). Manue et moi partons en ville à la recherche de souvenirs, Seb et Oksana tente une visite du musée national mais il est trop tard. Nous nous retrouvons vers 16h à côté de notre hôtel pour récupérer les voitures. Il faut dire aurevoir à Prague, son charme et ses soirées... mais il nous restent en tête un superbe weekend et beaucoup de bon souvenirs, de ces souvenirs qui nous feront encore rire dans plusieurs années, du bon vieux temps passé à Munich, de l’équipe de rêve toujours aussi formidable. Alors je regarde une dernière fois la ville en cette fin d’après-midi, et je me dis que rien ne vaut ce genre de weekend.

     

    Keep dreaming...

     

    (d’autres photos arrivent bientôt!!!)

    April 23

    Les rêveurs en visite (Ahoj !!!)

     

    Day two

     

    Je me réveille vers 10h, Marion et Manue partent chercher le petit dej’. Stouf ronfle comme une tronçonneuse, pas moyen de se rendormir. Je me lève à 11h, petit dej’ tartine-beurre-confiture-multi. Les filles vous assurez ! Bon tout le monde se lève petit à petit, un peu la tête en vrac. Restent les deux derniers rentrés, qui dorment comme des tombes. Malgré les efforts de Pierre pour réveiller Grass (verre d’eau, coups d’oreiller et de serviette) et la promesse d’un petit dej, nos deux lascars restent couchés. On se donne rendez-vous à 13h30 devant l’horloge astronomique. Mais bien sûr c’est un peu idiot de donner rendez-vous à des mecs qui n’ont ni montre ni téléphone. Comme prévu ils se sont rendormis. Nous visitons donc chacun de notre côté. Je vous passe la description de Prague, mieux vaut quelques photos plutôt qu’un long discours. C’est juste un peu trop blindé de touristes à notre goût, mais de l’avis général, c’est une très belle ville. Nous déjeunons dans un petit resto, de plats traditionnels : Goulasch et Bohemian Pan. Nous reprenons la visite, nous montons jusqu’au château mais ratons la visite de la cathédrale, il est déjà cinq heures. Nous redescendons au centre ville, nous allons boire un café et flâner dans la grande rue commerçante pendant que les autres rentrent à l’auberge pour une petite sieste bien méritée. Nous rentrons un peu plus tard, atelier écriture de carte postale pour Marion et Manue, puis partie de coinche à la fin de la sieste (désolé Chris je suis nul à ce jeu). Grass et Stouf nous rejoignent enfin. Eux aussi ont pas mal visité toute l’aprem.

     

    En soirée, nous décollons de la chambre, direction le centre ville pour un petit resto tchèque. Ce n’est pas mauvais, l’ambiance est toujours là, nous sommes déjà crevés mais ça nous fait encore plus marrer. Surtout quand Seb appelle le serveur par son traditionnel «  oh, José !!! ». Et le serveur arrive. Ensuite, nous trouvons un bar, ou plutôt une boîte vide, pour commencer la soirée. Tequila, pilsner (et oui ce sont les tchèques qui ont inventé la Pils’), et cocktails. Ca commence bien. Nous sortons ensuite direction la même boîte qu’hier, le Karlovy Lazne. La tequila coule à flot, la salope d’hier est encore là, et nous sommes tous les neuf en boîte!!! Marion fait rêver toute la soirée, Oks‘ et Seb rentre un peu avant nous, puis nous décidons qu’il est plus sage de partir (pas facile de sortir Marion manu militari de la boîte...). Une fois de plus, Grass et Stouf restent. Je rentre avec Manue, laissant Chris et Pierre porter une Marion saoule et un peu malade. Mais bon c’était du gros clubbing ce soir!!! Nous restons à discuter devant l’hôtel avec Manue, jusqu’à cinq heure du mat‘, heure à laquelle Marion et son escorte finissent par arriver. Le jour va bientôt se lever, il faut rendre la chambre à dix heures. J’ai envie de dormir un peu. Mais c’est sans compter les Allemands de l’appart d’à côté, qui commencent à discuter avec nous et à nous payer des grands verres de Jägermeister. Nous atteignons finalement nos lits respectifs. Pour quelques trop courtes heures de sommeil...

     

    (à suivre...)

    La Dream Team à Prague (Czech Us Out)

     

    Day one

     

    Vendredi, cinq heures, parking de notre boîte. Nous attendons Pierre et Manue pour un  weekend qui s’annonce déjà mythique. Neuf participants : Manue, Oksana, Marion, Pierre, Seb, Grass, Stouf, Chris et moi. Une ville : Prague.

     

    Le trajet se passe sans histoire, sinon que Grass a raté la sortie sur l’autoroute et a dû un peu taillé à travers la campagne bavaroise pour récupérer la bonne route. La deuxième voiture arrive donc avec un peu de retard. Mais tout le monde est là, le passage de frontière s’est fait sans problème, même si Manue nous a fait une petite frayeur (« putain où j’ai mis ma carte d’identité ??? »). Le réceptionniste de l’auberge de jeunesse est aussi aimable qu’un mec qui se réveille mais bon, même lentement, nous arrivons à avoir notre chambre et à garer les voitures dans un parking sous surveillance. Rapide installation et hop, c’est parti direction le centre ville, «  on n’est pas là pour acheter du terrain ! » préviens Pierre. C’est vrai qu’on est un peu en retard sur l’heure de l’apéro. Métro (en tchèque tout devient plus difficile…) puis nous trouvons enfin un bar, après quelques hésitations –c’est vrai que de l’extérieur, avec tous ces néons, ça ressemble plus à un peap show. Mais c’est un petit club tout ce qu’il y a de plus normal. La bière coûte environ 30 couronnes, c’est-à-dire 1€ le demi-litre. Donc on enchaîne les bières, les cocktails ne sont pas bien plus chers. On parle tranquillement, on traque un peu Pierre, on rigole beaucoup. Ensuite la soirée s’accélère, Marion et Manue rentre en taxi, Oksana et Seb nous laisse devant l’entrée de la boîte. Nous restons à cinq. Petite visite de la boite, le Karlovy Lazne nous offre ses cinq étages pour 120 couronnes (4€). C’est parti pour les bières pas chères et les shooters (4cL de Teq’ à 55 couronnes). Ensuite, c’est du rêve : battle minable en salle hiphop, les spice girls dans la grande salle, une fille en salopette et soutif qui drague tous les mecs de la boîte (la salope !!!), Pierre qui repaye une tournée… Nous sortons de la boîte quand le jour commence à se lever. Grass propose une virée au château, mais la motivation n’y est plus. Pierre, Chris et moi rentrons, Grass et Stouf continue dans un peap show, « expérience la plus glauque de leur vie » nous avouerons les deux intéressés le lendemain matin. Nous rentrons avec le premier métro, les deux derniers survivants, vers 7h.

     

    (à suivre…)