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    August 22

    Le kiwi part 18

    Pourquoi s'obstiner quand tout semble perdu? Pourquoi poursuivre l'être aimé quand il n'y a plus d'espoir. Simplement, pour pouvoir écrire des histoires tristes. Mais qui sait? Vous! Vous saurez la suite en lisant la suite du kiwi!


    Eva me sauva par son coup de fil.

    « Qu’as-tu fait aujourd’hui ? dit l’ingénue

    -          Ben rien justement.

    -          Intéressant. Et à part ça qu’est-ce que tu racontes ? »

    Alors je lui racontais Perrine, le départ, le train, la lettre, l’effet du deuxième café et la réflexion stérile de laquelle elle venait de m’extirper. Ma chère Eva me souffla de faire ce que j’allais lui écrire, de faire de ma vie une expérience que je serais heureux de lui envoyer par lettre. Super, mais c’est quoi une vie que j’aurais voulu lui raconter, que j’aurais voulu qu’elle lise dans sa chambre d’hôtel étouffée d’une chaleur humide ? J’avais rendez-vous le lendemain soir pour relater à Eva mon premier jour de vie à raconter par lettre. Je devais choisir ce que je voulais faire de ma vie pour demain soir. Choix soumis à validation par mon ex avant envoi par la Poste. Je lorgnais sur mon tas de gribouillis en m’en voulant que c’eût n’ait pas fait l’affaire.

     

    Mais on ne change pas sa vie banale en expérience de vie unique, en road movie passionnant pour l’être aimée, si loin, qui elle, ne nous aime peut-être déjà plus. Mais je m’accroche à ma tasse de Moka d’Ethiopie, en me disant qu’il ne tient qu’à nous-mêmes de faire quelque chose de nos vies. De ma vie. Alors je fais mille petites choses insignifiantes, en espérant qu’ensemble elles finissent par vouloir dire quelque chose. Je vais donc au boulot avec ma caméra DV Sony, je filme mon trajet, je parle avec des gens que je vois chaque matin mais à qui je n’ai jamais dit bonjour. Je leur demande ce qu’ils écriraient dans une lettre d’amour, je leur demande ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Au boulot, je demande à mon chef s’il a déjà été en Thaïlande, s’il connaît Bangkok, et à mon grand étonnement, il me raconte un voyage qu’il a fait avec sa femme il y a deux ans, me montre des photos de son séjour sur son ordi, me fait une liste exhaustive et non moins rébarbative des vaccinations nécessaires. Midi arrive, j’ai perdu une matinée de travail, mais j’ai appris des choses, compilé des informations, j’ai des choses à raconter. Le midi, je me renseigne sur la culture du café en Ethiopie, pour savoir comment l’agriculture de ce pays soutien ma quête de kiwi. L’après-midi, je me mets enfin au boulot, plus léger. Et puis finalement, je dégaine à nouveau ma caméra sur le chemin du retour, et quand je rentre chez moi, Eva attends au pied de l’immeuble. Toujours cette même question sur les lèvres :

     

    « Qu’as-tu fait aujourd’hui ? »

     

    Je la fait monter, je lui raconte, je lui montre des extraits de mon shooting vidéo. Elle fait la moue. Alors je m’énerve, je lui dis que ce n’est pas si facile que ça, qu’il faut bien que je gagne ma vie, et que je n’ai pas que ça à faire, de partir à la cueillette au kiwi. Elle ne semble même pas affectée par mon ton ; elle en a vu d’autres, des engueulades avec moi. Elle se contente juste d’un : « il faudra quand même être meilleur que ça, Roméo ». Je lui montre la porte et elle ne fait pas de détails pour s’en aller. Je claque la porte derrière elle, et puis je saisis un grand couteau. Je tranche dans le vif, un kiwi qui passait par là, innocent, et je l’évide froidement à la petite cuillère. Comme si ça pouvait être une thérapie. Je regarde à nouveau les images filmées aujourd’hui, et j’ai cette même impression qu’en relisant ma lettre écrite dans le train, que ce n’est pas encore cela que je dois envoyer à Perrine.

     

    Je passe ma nuit à monter mes bouts de vidéo, comme un clip, et je les colle sur un son de Radiohead. Le tout gravé sur un mini CD, avec un petit post it jaune disant :

     

    « Peut-être que vu de Bangkok, tout cela aura plus de sens »

     

    Je glisse le tout dans une enveloppe, que je confie à FedEx. En arrivant au boulot, mon patron m’annonce que je dois partir à Londres quelques jours. Apparemment, ils ont besoin de moi au siège, pour je ne sais trop quel problème. En fait je n’écoute pas vraiment ses explications. La seule chose qui me traverse l’esprit, c’est que j’aurais préféré qu’ils m’envoient à Bangkok.

    August 20

    Samedi??? euh bah Apéro?? Oui!!!!

    On ne change pas une équipe qui gagne. Après un foot sous la canicule pendant lequel j'ai bien cru mourir, une douche bien méritée, c'est apéro pique-nique au Parc de la Tête d'Or. Et Pierre ne trouve plus les melons, et ça, clairement ça lui gâche son moment. Mais bon ça ne coupe en rien l'appétit de Marion, et Seb finit par nous parler d'une vidéo "tigre contre crocodile".
    Les flics municipaux annoncent au mégaphone la fermeture du parc. Miljan lui s'inquiète de savoir dans quel sac est sa bouteille de whisky. Nous décollons direction l'appart de Pierre. Là, MCy et sont copain nous rejoignent en special guests de l'apéro (merci qui?). C'est le retour du Général, des buffallo et on ne peux dire qu'on ait été bien loin dans la table de 7 (les initiés comprendront). Mais l'essentiel c'est de s'amuser.

    Je repars après le dernier tacle anti-parisien de Pierre, mais avec le sourire tout de même.

    Vendredi? Apéro!

    Chaleur pesante, vitre ouverte sur l'autoroute, un peu de Tom McRae pour prévenir les excès de vitesse. Je pars donc de Grenoble pour rejoindre Lyon. Pour faire quoi me direz-vous? et bien pour prendre l'apéro.

    Mais avant je vais boire un verre place des Terreaux avec Gwinome et Julie, qui me parle de leur nouvel appart, du nouveau taf de Guillaume etc... Moi je les mets au courant des derniers potins, des dernières news me concernant également, même si Julie est déçue que je n'ai rien de plus croustillant à lui raconter sur ma vie. La soirée passe vite et les boubous rejoignent leur chez eux en Velo'V pendant que je rejoins toute la clique chez Pierre. Et tout le monde est vraiment là : Miljan, descendu de Paris, les autres Grenoblois, Marion, Carine, Seb Z. sont également venus. Enfin, Pierre, Seb, Loïc, Solenne, Elsa, Pauline, Leslie et son copain... ça fait pas mal de monde dans l'appart tout ça.
    J'annonce être en retard sur l'apéro, me fait servir un pastis et vais parler avec Marion dans la cusine. Puis retour dans le salon pour un second verre. Ca fait plaisir d'être là malgré les éternelles blagues des Marseillais sur le PSG. Les munitions viennent à manqué vers 3h, je décolle vers 3h30, pour quelques heures de sommeil bien méritées.

    Jeudi Apéro

    Quatre jours que François squatte chez moi. L'ambiance est bonne, il a trouvé un appart à Grenoble, nous avons commenté ensemble quelques perles télévisuelles qui ne méritent pas d'être cité ici, et c'est jeudi. Il fait beau, c'est vrai que ça serait bête de ne pas en profiter. Greg, comme d'habitude, a procédé au rappel des troupes. Et la terrasse n'est bientôt pas assez grande pour tous nous accueillir. Même en ne prenant que la commande d'une moitié de table, le serveur s'égare, et moi, pour ne pas être moins désagréable que d'habitude, je le charrie un peu. Marco, a deux places de moi, semble donner une conférence. "I just never shut up!" me dit-il en rigolant. Puis repart de plus belle.
    A la troisième bière, Anne, qui doit en être à sa 23e cigarette, prend les choses en main, et décident, avec les rescapés, les motivés, d'aller au Metropolitan. Etrange coïncidence, la seule venue de François à Grenoble correspond à une mine au "Metro". Nous revenons donc sur le lieu des exploits. Les miens ne remontent qu'à une semaine tout au plus.
    La bière semble être populaire, mais François et moi nous décidons pour des shooters. Faut pas déconner non plus. 2 par 2, parce qu'on a deux main, et ouais, c'est aussi simple que ça. Après la seconde tournée nous demandons au serveur de nous servir un "sous-marin" à la chartreuse mais le mec n'a pas l'air de connaître, il nous dit ne travailler dans ce bar que depuis trois semaines, avant, il officiait au Tord Boyaux. Tout un programme... "Mais je peux vous le servir si vous voulez". On a même eu un prix. Même si le shooters n'étais pas dans le bon sens pour moi. Je lui explique donc une seconde fois, histoire de lui apprendre un truc ce soir... Quant vous commencez à apprendre des trucs aux barman, c'est que ça fait un paquet de temps que vous traîner dans les bars.
    La suite de la soirée est plus sage pour moi, le mélange chartreuse/bière étant moyennement à mon goût. Mes collègues, eux, ne font pas dans la modération. Une bière avant la cloche et nous rentrons, François et moi. Je ne sais pas pourquoi, nous parlons de BattleStarGallactica en rentrant.

    Le lendemain, l'ensemble du taf est en RTT. Heureusement, je crois qu'il y a eu des réveils tardifs et des mal de têtes carabinés...

    August 18

    Weekend à Toulouse

    Après une soirée au calme le vendredi soir, me voilà dans les rues de Toulouse pour une session shopping intense avc Camille. Et oui, elle cherche des chaussures, l'élément vestimentaire dont le choix est le plus délicat pour une fille. Voyez donc ce schéma simplifié ci-dessous.



    La matinée est de façon complètement attendue, infructueuse. Pire, mon taux de caféine est au plus bas. Nous allons donc rétablir mon taux dans un café en plein centre de Toulouse, le "Parisien". Camille me demande si je le fais exprès mais ce choix est totalement fortuit. Après un grand café-crème, la chance tourne à la boutique Adidas, entre deux discussions avec les vendeurs sur l'hypothétique transfert de Ribéry au Real, Camille trouve une paire de basket : hourra. Mais elle tempère tout de suite mon enthousiasme : les baskets, ce n'est pas l'objectif de la journée. Mais le dieu des chaussures est de mon côté. Et Camille trouve enfin la paire adequat. A 13h nous nous attablons dans un petit restaurant libanais (dédicace à Rayan!) et mon poulet au citron n'a jamais été aussi bon.

    L'après-midi est consacré à la découverte de la ville. Camille n'habite qu'ici depuis un mois et n'a pas encore eu le temps de visiter. Un problème sud-américain qu'il serait inutile de détailler. Ayant déjà passé un weekend dans la ville rose l'année dernière, je m'improvise guide pour la journée.

    Le lendemain matin est pluvieux. Que voulez-vous je crois que la pluie me poursuit toujours quand je vais dans le sud. Le réveil est tardif, mais nous décidons tout de même de nous bouger pour aller à Narbonne, tout du moins à côté de Narbonne, histoire de voir la mer. Après avoir galéré pour trouver un restaurant qui daigne nous servir à 14h à Gruissan, nous continuons notre ballade à St Pierre de la Mer. Pas vraiment le lieu de mes futures vacances. Plage bondée et sono qui donne dans la compil de l'été 2005. On est loin de ma conception des vacances.

    Camille, un peu fatigué, me laisse le volant et rattrappe l'heure de la sieste dans le siège passager. Petit détour par son appart, et puis l'aéroport. L'avion m'arrache au sud ouest, mais la pluie m'a suivi jusque sur le tarmac de Lyon. Mais peu importe la pluie, quand on a passé un bon weekend...

    August 17

    Anniversaire en deux parties

    Chartreuse d’anniversaire

    La veille de mon anniversaire correspond avec l’apéro mensuel et désormais quasi institutionnel du labo. Pour tenter de limiter les dégâts, je décide d’arriver en retard, parce si on commence à dix-neuf heure… Donc 21h30, les « bon anniversaire » anticipés coïncident avec les « mais t’étais passé où ? » Il y a du monde. L’ambiance est sympa, et forcément, tout le monde veut me payer des bières. Tant que ce n’est que de la bière.

    La soirée continue au Métropolitan, et la bière est vite remplacée par les shoots de chartreuse, que j’offre gracieusement puisque je semble être le seul à avoir une carte bleue en état de fonctionnement. Les troupes s’amenuisent et ne reste que les résistants, les vrais, à enchaîner les verres plus que de raison.

    Le retour chez moi est assez vague, mais le réconfort de mon lit est infini.

     

    Aéroport d’anniversaire

    Le réveil post-Chartreuse est difficile, entrecoupé de cou de fil « bon anniversaire ». Apparemment, et contre tout attente, j’ai des amis matinaux. Je finis par m’extirper de mon lit et préparer plus ou moins ce qui ressemble à un sac pour le weekend, en essayant de ne rien oublier. Mais clairement je me fais moyennement confiance pour ce jour-là.

    Aéroport de Lyon. Restaurant « le Bec ». Des accras, un filet de daurade, et un gâteau au chocolat chaud pour me remonter avant le voyage. Le restaurant est très classe, et je me dis que c’est quand même bien digne d’un anniversaire. Un lieu calme et classe comme je les aime. Puis décollage pour Toulouse.

    A l’arrivée, je n’ai pas sorti mon téléphone de ma poche que Camille est derrière moi. Comme si la transmission de pensée avait remplacé les texto. Camille juste de retour de St Jean de Luz, n’est pas en meilleure forme que moi. Et ça tombe bien. La soirée est donc détendue et paresseuse à souhait.

     

    August 08

    Prix de la distance

    Et cette année c'est Christophe qui gagne le prix du "bon anniversaire" souhaité le plus loin, avec un coup de fil passé d'inde!!!!
     
    Bravo à lui. Vous savez ce qui vous reste à faire pour l'année prochaine.